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  • Héléna Bouzi

Comment vont nos «expats»?

Ils vont généralement bien, tant ailleurs au Canada que dans le reste du monde! Plusieurs de ceux avec lesquels j’ai discuté vivent dans des endroits souvent moins affectés que le Québec et dont le déconfinement a débuté avant le nôtre. La plupart trouve que c’est un bon moment d’être un expatrié puisque tout le monde communique par «Facetime» et certains expriment n’avoir jamais été autant en contact avec leurs parents. En début de confinement, la température était souvent plus clémente qu’au Québec et ils en ont profité. Ils ont même exprimé être content de pouvoir bénéficier de la nature sans trop de touristes cet été. Ils mentionnent aussi profiter du « temps mort » généré par la pandémie pour découvrir de nouveaux endroits.


Cependant, comme tout le monde, la présente situation apporte son lot de défis. Dans certaines régions de l’Europe comme la France, l’Espagne et l’Italie, le confinement était particulièrement strict : interdiction des sports extérieurs et nécessité de remplir un formulaire (et de l’avoir sur son cellulaire!) pour toute sortie. L’expérience même du confinement est différente; les expats européens sont souvent isolés dans des logements sans cour extérieure, tandis qu’une québécoise vivant aux Bermudes a pu maintenir un quotidien plutôt normal mais est complètement coupée du reste du monde puisque qu’aucun avion ne dessert son île. Maintenant que les mesures se sont assouplies, les expatriés attendent de voir le moment de l’ouverture des frontières et les conditions de déplacement. En effet, la majorité d’entre eux ne viendront pas voir leur famille au Québec si le gouvernement exige une quarantaine de 14 jours. C’est ce qu’ils trouvent le plus difficile : plusieurs avaient planifié venir voir leur famille durant l’été. Un autre aspect frustrant est si un membre de leur famille tombe malade, ils n’ont pas la possibilité de venir le voir ou de soutenir leur entourage.




Revenir ou rester?

Quand l’opportunité s’est présentée aux expatriés de revenir au Québec, nombreux ont fait ce choix. Pour certains, leur expérience fut différente :


« Ma conjointe et moi habitons Brooklyn, New York, avec une petite fille de 7 mois. Dès le début de la pandémie, nous avons fait le choix de revenir vers le Québec pour venir chercher de l’aide des grands-parents. Après beaucoup de préparation et avoir trouvé un endroit où s’isoler pendant 14 jours au Québec, nous avons essuyé un refus aux douanes, puisque ma conjointe est américaine et avons dû rebrousser chemin. »

« Dans la folie de la fin mars, avec la pression du gouvernement canadien de rapatrier les citoyens vivant à l’étranger, j’ai pris la décision à contrecœur de revenir à Montréal. Si tu savais comment je regrette cette décision! Quitter l’Australie quand les choses allaient relativement bien pour revenir dans ce qui allait devenir l’un des épicentres de la pandémie.»

Malgré la distance et la situation dans la Belle Province, les expatriés ne sont pas particulièrement inquiets pour la santé de leurs familles; ils ont surtout hâte de savoir quand ils pourront être réunis à nouveau. En attendant, ils continuent de trouver des moyens de profiter de leur province ou pays d’accueil. Bref, pour répondre à notre question initiale, les expatriés vont généralement bien.





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